La Traversée des Pyrénées (5) 



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  Eylie d'en Haut - Aulus les Bains (trajet rouge)
du 25 au 29 juillet 2010 

1- Eylie d'en Haut - Cabane de Besset
 2- 
 Cabane de Besset - Cabane d'Eliet
 3- 
Cabane d'Eliet - Aunac
 4-
Aunac - St Lizier
 5- St Lizier - Aulus les Bains





Eylie d'en Haut
Cette année,  j'ai la chance de pouvoir me faire accompagner par ma douce et tendre et sa fille jusqu'à mon lieu de départ, lieu de mon arrivée de l'an passé : Eylie d'en Haut (Ariège). Heureusement qu'elle a pu se libérer sinon je pense qu'il m'aurait fallu faire au moins une dizaine de kilomètres de goudron à pied pour rejoindre Eylie d'en Haut qui n'est pas franchement la destination de tout le monde !! Après un petit tour dans les environs, mon accompagnatrice préférée doit rentrer à la maison ! Au repas, deux couples de français, un sur le GR 10, un en partance vers un sommet, un jeune couple d'anglo-écossais, sur le GR10 pour quelques jours aussi, mais avec ses variantes les conduisant chaque soir en gîtes avec portage des bagages par l'opérator. Un trio d'espagnols est également à table et en randonnée mais je ne sais pas où ils se rendent, je ne les reverrai pas. L'accueil au gîte est, comme d'habitude, très sympa. La demi-pension est à 32€ et j'ai pu me faire dépanner d'un beau et bon morceau de pain, oubli embêtant à la veille de passer deux jours sans ravitaillement !


1- Eylie d'en Haut - Cabane de Besset:
( 6 h 30 de marche annoncées. Temps mis : 6 h 15 arrêts compris ; 1300 m environ de dénivelé positif (900 + 400), 800m. de négatif)

    Le sac est bien sûr plus lourd que les années précédentes en raison de la présence du duvet, du camping-gaz et des provisions pour deux jours, à la perspective des deux nuits "en cabane" ! La montée au col d'Arech atteint vers 10h30 (2h15 de montée) me semble plutôt facile. Est-ce parce que c'est le premier jour ? Le flamand rencontré la veille se repose. Il semble un peu fatigué. Son sac fait 21 kg ! Le mien  en fait à peine 15 et je le trouve lourd !  Nous nous reverrons le soir à la cabane.

Eylie vu en montant vers le col d'Arech

La descente est d'abord douce sur la piste qui va à la cabane puis se raidit nettement en plongeant dans les hêtres, à flanc et sur crètes pentues. Les myrtilles sont délicieuses et il y en a beaucoup. Je trouve même quelques fraises. En revanche les framboises sont dans le même état qu'en Ecosse 15 jours plus tôt : petites et vertes !








La cabane d'Arech, le troupeau, du col d'Arech

Le fond de vallée est sympa, les chevaux caracolent mais bien vite il faut songer à reprendre de la "hauteur" ! Cette fois, j'invoque la fatigue du premier jour pour excuser le train d'escargot que la pente et la fatigue m'imposent ! J'arrive à la cabane assez tôt. Elle est déserte. Un petit papier à l'intérieur indique une source à 7'. Malgré l'état dans lequel je suis, j'y file lentement pour me "doucher" et remplir la gourde. A mon retour, le flamand (Johannes) est là avec un jeune français (Rudy) qui est parti de Hendaye avec quatre copains qui ont tous abandonné sur blessure ou autre ! Il est jeune, il va très vite. Mes étapes sont à peu près les deux-tiers des siennes ! Un peu plus tard, assez tard même, vers 18.30, le couple vu la veille arrive... avec deux amis ! Il n'y a que cinq-six places dans la cabane et nous sommes sept. Peu importe, ils installent une tente sommaire : une toile seule qui repose sur deux bâtons de marche.






2-
Cabane de Besset - Cabane d'Eliet 
(8h 45 annoncées -temps mis : 8h 15  arrêts compris ; 1450 m. de dénivelé +, 1200 m. de dénivelé - )


Le temps n'est pas à la pluie même si le plafond est bas. La mise en jambe est un peu raide au début pour prendre les 325 m. et monter vers le Clot du Lac (1821) et sa cabane. Contrairement à ce qui est indiqué dans le guide, il n'y a pas d'eau à la cabane du Trapech du MilieuLe robinet est sec. Le flamand crache un peu ses cigarettes mais il n'arrive pas loin derrière moi. C'est plutôt sympathique et le début de la descente vers le Pla de Lalau est comme je les aime, doux, herbeux. Une femme monte avec son jeune et gros chien qu'elle a bien du mal à retenir. d'ailleurs les deux glissent sans trop contrôler sur l'herbe et sans se faire mal ! Bien sûr, après, ça se raidit toujours et un départ de sentier à flanc, trop tentant me fait perdre quelques minutes, ça tombe bien, je ne suis pas pressé et ça ne montait pas !
Je retrouve le sentier, admire quelques craves à bec rouge, et descend plus de 900 m. jusqu'à la maison du Valier 927m. (anciennement refuge du Pla de Lalau). Devant moi, le Cap des Lauses (1892 m.)





Impossible de ne pas photographier le panneau qui indique le sentier à suivre... surtout pour un ex-nantais : le ruisseau s'appelle Le Muscadet ! Mais que vient-il faire ici ? ! Ceci dit, c'est aussi rafraichissant !

 





La cascade du Muscadet



La remontée pénible d'hier est encore bien présente dans ma mémoire et dans mes mollets mais cela finalement se passe très bien.. L'escargot avec son sac sur le dos a dû finir par trouver son rythme.
Le pique-nique est englouti au Cap des Lauses (1892
m.) et tout compte fait, ce ne serait pas, comme initialement prévu, une très bonne idée de s'arrêter à la cabane du Taus. D'abord parce qu'il est encore tôt et que je ne suis pas vraiment fatigué, ensuite parce que je n'ai plus beaucoup d'eau et que je ne suis pas du tout sûr d'en trouver aux abords de la cabane. Le guide n'en mentionne d'ailleurs pas. Je prends donc très vite la décision de poursuivre vers la cabane du Clôt d'Eliet à 2h15 (annoncées) de là.  C'est assez plat, les petites montées alternent avec les petites descentes et le col de (la) Laziès -1840 m. est très vite là avec ses chevaux :
 


Il ne reste plus qu'à descendre vers l'étang d'Ayès (du moins c'est ce que je crois mais il faut, en fait, reprendre 110 m ! Pffffff !) après avoir fait le plein d'eau aux abreuvoirs sous le col. Le profil du parcours sur le guide est trompeur et j'aurais dû lire un peu plus attentivement la carte (même si au 50.000 les petits reliefs sont moins nets !)


 Je n'ai plus vu personne depuis ce matin à part un randonneur dans la descente du Muscadet et un groupe qui cheminait légèrement entre le col de Laziès et le Cap des Lauses. Le lac est plutôt mignon et petit mais est surtout un peu noyé dans la brume !


Le col d'Auédole se présente enfin et, à cinq minutes, la cabane du Clot d'Eliet, inoccupée. J'ai fait le plein d'eau. La source mentionnée "en contrebas" semble effectivement très en contrebas et j'hésite un peu mais finalement j'y plonge ! Elle se situe bien au sud-est sous une petite falaise. Une perdrix rouge s'envole sous mes pieds. Plus tard dans la soirée, ce sont des izards qui se promènent nonchalamment un peu plus haut !

L'étang d'Ayès






Personne ne vient accompagner ma soirée à part un petit feu de genévrier bien reposant. Quelqu'un a laissé deux scies à disposition et, aux alentours, quelques bosquets ont un peu de bois mort ! A l'étage, pas de matelas mais le poncho sous les hanches fera l'affaire !
Le téléphone ne passe pas mais les étoiles sont
belles... pas très longtemps car la fatigue est bien présente !


         


3-
Cabane d'Eliet - Aunac
(environ 200 m. de dénivelé +, 1000 m de dénivelé - ; 5 h35 de marche annoncées - 6 h.00 effectives arrêts
-nombreux -compris)

Au petit matin...
   
... même si la nuit fut saucissonnée en de nombreuses tranches de réveil pour cause de douleurs et autres enkylosements, c'est assez tard (7 h.) que j'ouvre l'oeil et la fenêtre sur un soleil enfin bien présent !
 Il n'y a pas à dire ! La montagne sans soleil et sans lac c'est un peu comme une reprise de Brel ou de Ferré par la Star Ac',  fade sans saveur et sans grand intérêt ! Je cherche les izards de la veille sans succès et reprends la route après un petit coup de balai dans mon château !                                                                                  
  merle à plastron juvénile













Direction le Pas de la Cor
e (1395 m.) par la variante GR10d et qui évite de descendre dans la vallée pour remonter ensuite vers le col. On évite le lac de Bethmale et je n'aurai pas de regret lorsqu'un randonneur me dira qu'il ne présentait que très peu d'intérêt ! De plus, le passage est assez sauvage.
Assez vite, le parking du col (assez fréquenté) est en vue ! Les ramasseurs de myrtilles sont à l'ouvrage et les familles s'engagent
dans la boucle "Col de l'Audéole, Bethmale, Pas de la Core".

Au col, le départ n'est pas très bien indiqué (panneau cassé) mais il faut suivre "la piste de l'Aube" (joli nom non ?). Elle descend, assez champêtre et je prends mon temps et mon appareil pour tenter de saisir un ou deux oiseaux comme le pic noir vu mais pas mis dans la boîte (pffff !), les mésanges, huppées, nonettes... et j'arrive à Esbints. C'est tout petit et très mignon ! En revanche, il faut se taper un paquet de goudron bien chaud jusqu'à l'embranchement vers Aunac !  Je ne sais pas de quoi demain sera fait puisqu'on m'a prévenu que le tronçon "Aunac-St Lizier" pourrait ne pas être praticable en raison de la tempête de neige de début mai qui a fait chuter énormément d'arbres et a rendu le chemin (GRP) non praticable ! Ce qui est sûr, c'est que la remontée vers Aunac n'est pas intacte et un hêtre effondré sur le chemin m'oblige même à enlever le sac pour passer en dessous !

En arrivant à Aunac, (ne pas suivre, comme je l'ai fait, la direction de Camp de Perrot !) mais se diriger vers le hameau d'Aunac. En ce qui me concerne, une fois renseigné par un gamin et fait mon demi-tour, je monte vers le gite (Camping-Anes) où je trouve les logeurs attablés. Après une petite lessive, je m'invite à leur table et me régale d'une salade énorme... après deux jours de "cabane" il fallait au moins ça ! Alors que je mange, Johannes, le flamand (rouge) fait irruption sur la terrasse où nous sommes tous installés. 

Il m'explique qu'il a fait du stop de la Maison du Valier au Pas de la Core ! Je comprends mieux ! Il commande à boire et repart vers les carrières de marbre d'Estours . Moi, je vais siester !  Le soir, le logeur me conseille malgré tout de tenter le GRP en m'assurant que je n'aurai pas à faire demi-tour ! Deux femmes me disent que le propiétaire du gîte d'Aulus leur a déconseillé. La question reste ouverte... Peut-être qu'au matin le logeur aura changé d'avis...
Gîte d'Aunac : La demi-pension est à 40 € (en 2010)


4-Aunac - St Lizier par le GRP
(environ 700 m. de dénivelé >0, 700 m de dénivelé <0 ; 7 h.00 effectives arrêts compris)
Mieux réveillé que la veille au soir, le logeur confirme : "Tu vas peut-être me maudire mais, c'est sûr, tu ne feras pas demi-tour !" Il me faut absolument être chez moi vendredi soir et je ne peux me permettre de faire cette boucle par l'étang d'Arreau qui me demanderait un jour supplémentaire. Ma décision n'est toujours pas prise lorsque je quitte Aunac ! Mais la perspective de monter en stop à Couflens à cette heure matinale (et finir de Couflens à St Lizier par le GR10) ou celle encore pire de faire le trajet sur goudron ne m'enchante guère.

Le sentier disparait sous les fougères.

Direction donc Azas d'abord, où le stationnement semble poser quelques problèmes ! Le trajet dans son début ne pose absolument aucun problème et serpente doucement dans les hêtres. Quelques arbres encombrent effectivement le chemin mais rien de grave pour l'instant. J'en rencontrerai en tout une petite vingtaine et pas un seul ne m'a obligé à enlever mon sac. Plus j'avance et plus je me méfie surtout des fougères qui encombrent un sentier qui, à force d'être déconseillé et donc non entretenu par le passage des promeneurs, n'est parfois plus visible du tout, d'autant que mouillées et très longues, les fougères sont d'après moi, beaucoup plus dangereuses que les arbres tombés. Il faut, en permanence faire très attention car le sentier est parfois très étroit et en corniche.

Dolline de la Plagne
La progression est assez facile et lorsque le sentier s'élargit, le soleil, toujours présent sans être gênant, donne de bien beaux effets.


grange ajourée sur le sentier

L'arrivée à Trein d'Ustou est très encombrée. Les petits murets s
ont très beaux mais le sentier est complètement envahi par les ronces, les orties et autres gentillesses. Je débouche finalement dans un champ où je ne peux que suivre une vague trace d'herbes foulées qui conduit à une passerelle que l'on pourrait croire privée tant les jardins non cloturés autour sont bien entretenus, pelouses taillées etc. C'est dans ce genre d'endroits que je redoute le plus de voir déboucher un chien mais il n'en est rien cette fois et j'arrive dans Trein d'Ustou sous le soleil qui commence, à cette altitude (680 m.) à sérieusement chauffer... d'autant qu'il me faut maintenant monter assez raide sur le goudron chaud vers St Lizier.


Trein d'Ustou, l'église et le vieux cimetière.















Saint Lizier

Le gîte de St Lizier est très accueillant. Le choix m'est 
offert de prendre un lit dans un petit dortoir douillet occupé par une famille ou dans la yourte installé dans le jardin.
Bien sûr, la yourte a ma préférence 
avec son toit ouvrant
et son espace. En plus, je ne gênerai personne en quittant la chambre demain matin de bonne heure.



Après
la douche, une petite visite du village s'impose. Même si celui-ci est tout petit, il y a quand même une épicerie où je vais enfin pouvoir me payer le luxe d'une bouteille d'eau gazeuse !
Le soir, 
nous discutons beaucoup avec le logeur et quelques autres personnes qui mangent au gîte. Il est assez étonné que le sentier ne m'ait pas posé plus de difficultés. Nous parlons aussi de bien d'autres choses et je dois dire que si la plupart des gîtes sont accueillants, celui-ci l'est particulièrement d'autant que nous partageons sur beaucoup de points de vues, un peu le même avis ! En plus, la 1/2 pension est à 28€ seulement !







5-St Lizier - Aulus
(environ 1300 m. de dénivelé +, autant de dénivelé - ; 8 h35 annoncées par le guide, 9 h00 par le logeur. 9 h.15 eff
ectives arrêts compris)


Ce n'est pas une mince affaire qui m'attend avec un parcours estimé à environ neuf heures. Je ne sais pas encore, lorsque je pars, si je vais faire la boucle par l'étang de Guzet et la cascade d'Ars ou si je vais raccourcir par le GRP (2 heures de rando et 400 m de dénivelé >0 en moins !). Le temps qu'il fait le matin (nuageux et très humide) pourrait bien faire pencher la balance vers une solution courte ! Finalement, cela s'arrange un peu et j'opte pour la grande boucle et l'étang de Guzet.

Le cirque de Casiérens, brumeux


Après tout, c'est mon dernier jour ! Alors roule ma poule ! Le rythme est pris, mais il fait très humide et très chaud. Le T-shirt est à tordre et, avec le vent qui se lève, il me faut bientôt mettre la veste mais ça ne durera pas ! Je double un jeune qui me dit qu'il est parti de Hendaye il y a un mois. Le moral a l'air plutôt bon même s'il avoue une certaine fatigue. "Je suis un peu fatigué, je suis tombé mais mon orteil va mieux... De toutes façons, même si j'avais la jambe cassée j'irai jusqu'à Banyuls !" Je suis sûr qu'il y est arrivé ! Je le reverrai un peu plus tard à la station de Guzet en raison d'une hésitation sur la direction à prendre. Un sentier bien tracé part sur ma droite, Sud-Est mais me donne l'impression de m'éloigner de la bonne direction. Un coup d'oeil sur la boussole et sur la carte confirme. Nous cherchons et finissons par trouver le passage, derrière une clôture, avec une marque en contrebas. Il y a des croix qui se perdent. Il y en a parfois dont on se demande pourquoi elles ont été placées tellement la direction est évidente. Cette fois c'est le contraire ! On aurait aimé en voir une mais bon... la perte de temps n'est pas énorme ! Le jeune ardennais que j'ai doublé me dira plus tard qu'il a bien fait de vouloir me suivre car ça lui a redonné un coup de fouet. Effectivement, il repasse devant alors que je m'arrête pour manger et je ne le reverrai qu'à sa pause repas peu avant la passerelle d'Ars! (Au passage, les possibilités d'un zoom x28 !)


Un peu avant, il y avait eu la longue montée vers l'étang de Guzet puis le cirque de Casiérens. le temps est plus dégagé mais toujours instable.
Je commence la longue, très longue descente vers Aulus et fais quelques crochets pour aller admirer la cascade d'Ars qu'on ne voit jamais vraiment en entier, en tous cas pas des endroits où je vais, mais il est vrai qu'elle peut en imposer par sa hauteur. Je croise même des gens tout en haut qui me demandent si j'ai vu la cascade. "Ah non, désolé, mais je pense qu'on la voit de plus bas non ? Vous ne l'avez pas vue ?" C'est un peu caricatural car on la voit quand même et surtout on l'entend !







Il y a pas mal de monde maintenant sur le sentier et la piste qui rejoint le parking est très roulante mais un raccourci fait replonger dans la forêt et c'est reparti pour plus d'une heure et demi de descente. Aulus se fait attendre ! Je passe devant ce panneau qui indique l'emplacement d'une ancienne forge et indique que le mail faisait 600 kg ! Le mail ? Eh oui, c'est un mot bien français qui désigne le "marteau" de la forge !

Le gîte (37€) aussi se fait attendre puisque je suis obligé de demander où il se trouve alors que je suis presque passé devant (à une rue près !)
C'est là que je rencontre Bruno Michel, un homme de 62 ans, atteint de surdité qui fait la totale et va certainement passer sous les 45 jours avec des étapes de souvent plus de dix heures. C'est un phénomène... (voir d'ailleurs le récit de sa GTA en 2009 ici : http://www.aaestj.org, cliquer sur "Phénomène")
"Je suis condamné à finir à cause des copains qui n'arrêtent pas de m'encourager" m'écrit-il alors que son téléphone vibre pour la dizième fois ! C'est encore un ami qui l'encourage. Je ne suis pas particulièrement accro au téléphone portable mais je trouve que c'est une révolution pour les sourds de pouvoir communiquer par textos ! Michel est accompagné depuis quelques jours par François, un randonneur du Pas de Calais, rencontré quelques jours auparavant. Encore une fois, le repas en commun permet des échanges très sympas et j'apprends que François a écrit lui aussi des bouquins, dans un domaine complètement différent des miens puisqu'il a écrit une histoire en 5 volumes si ma mémoire est bonne, de la pêche à Boulogne sur Mer depuis le XIXème siècle.


C'est sur cette image d'Aulus dans la grisaille que je quitte la chaine des Pyrénées après ces 5 étapes assez inégales tant sur le plan du confort que de la durée et de l'intensité. Globalement, il faut avouer que je n'ai pas traversé la plus belle partie des Pyrénées cette année mais c'est intéressant de le savoir non ? 
Comme l'an passé, félicitations aux marcheurs rencontrés, notamment à ceux qui font la traversée totale. A l'an que ben j'espère !
V.M. le 4/08/2010


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texte et photos©vincent3m