La Traversée des Pyrénées par le 

  
  
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Le tronçon "Hendaye-Saint-Jean Pied de Port" en partie aperçu il y a quelques années, aurait dû être fait en premier, logiquement. Malheureusement, l'année où j'avais prévu de le faire, un de mes genoux s'est manifesté douloureusement et j'ai dû me contenter de quelques balades dans le pays basque sans prendre le risque de partir "en itinérant". L'année d'après, je n'ai pas souhaité repartir du pays basque. C'est pour cela que mon GR10 a commencé et s'est terminé (9 ans plus tard !!!) à Saint Jean Pied de Port ! Pour un GR10 plus classique, commencez la lecture au tronçon 9, étape 49 puis poursuivez par le tronçon 1 puis le 2 etc. Un site très complet vous donnera toutes les indications, conseils, que vous recherchez : ici !
Vous pouvez aussi me contacter :
 


Informations pratiques

Cette traversée n'a pas été faite en une seule fois (félicitations à ceux qui l'ont fait !) mais à raison d'une petite semaine environ par an.

Tronçon 1
St Jean Pied de Port - Arrens
St Jean Pied de Port - Phagalcette
Phagalcette - Chalet d'Iraty
Iraty-Logibar
Logibar - Sainte-Engrâce
 
Sainte Engrâce - Arette la Pierre Saint Martin
Arette La Pierre Saint Martin - Lescun
Lescun - Borce
Borce - Refuge d'Ayous
Refuge d'Ayous - Gabas
Gabas - Gourette
Gourette - Arrens
Tronçon 2

boucle Lac d'Estaing - Lac d'Estaing par Luz St Sauveur

Tronçon 3

Luz Saint Sauveur -Bagnières de Luchon

Tronçon 4

Bagnières de Luchon - Eylie d'en Haut

Tronçon 5

Eylie d'en Haut - Aulus les Bains




Tronçon 6

Aulus les Bains - Mérens


Tronçon 7
Mérens -  Py


Tronçon 8
Py- Banyuls


Tronçon 9
Hendaye-St Jean Pied de Port


Saint Jean Pied de Port - Arrens. Du 15 au 26 juillet 2005
Le dimanche précédant mon départ, au cours d'un footing, j'ai heurté une racine et suis lourdement tombé sur une motte de terre que j'ai prise en plein sur le sternum. De plus, une bronchite de trois semaines ne se décidait pas à me lâcher. Du coup, pour être sûr de partir dans des conditions de sécurité relatives, je me suis décidé à consulter un médecin et à passer quelques radios. Bien m'en a pris puisque les toubibs n'ont rien décelé d'important. C'est donc "presque" tranquillement que je suis parti en train de Béziers à  Saint Jean Pied de Port via Bayonne le 15 juillet 2005.

En arrivant à "bon" -St Jean Pied de- Port, une bonne odeur de cire m'attendait là où j'avais réservé. Un homme, ne parlant pas un mot de français, répondait "no ! non !" à chaque fois que je prononçais le mot "réservé" ! Finalement sa femme arriva et très tranquillement m'annonça qu'elle allait me conduire chez sa voisine qui me logerait. Malheureusement, la voisine avait préféré louer la chambre à des gens qui avaient décidé de prolonger leur séjour (tout bénef, pas de draps à laver !). "Mais je vais vous montrer une chambre très jolie où vous serez très bien !" Et elle me montre un petit canapé de 1,50 m sur 0,50 ! Je refuse poliment et ça n'étonne personne : "Il n'y a aucun problème, nous allons trouver une solution !"
Effectivement, après avoir dégusté une grenadine offerte par le Jean-Pierre non francophone, Mme C. réussit à joindre sa cousine chez qui il reste des places. En attendant qu'elle puisse venir me chercher, nous parlons du petit-fils qui suit sa scolarité dans une école basque, l'équivalent des écoles occitanes que je connais bien : les Calandreta.
La cousine arrive, accompagnée de sa fille Cécile, une jeune trisomique, et me conduit jusqu'à sa ferme à Bussunaritz où la soirée est très agréable, autant que le repas. La propriétaire des lieux qui tient une exploitation et un gîte toute seule (aidée quand même à l'occasion par ses deux "grands") se laisse aller à quelques confidences sur les "pratiques" de quelques "logeurs de pèlerins" à St Jean Pied de Port. Elle ne se montre pas surprise par ma mésaventure mais reste choquée par certaines de ces "habitudes" !

St Jean Pied de Port - Phagalcette (700 m de deniv >0 ; 320 de >0)
Le lendemain matin, 16 juillet, c'est un autre client, breton, qui me propose de me conduire au départ du GR10, à côté de 
la porte Saint-Jacques.
C'est le grand départ !
 Une succession de petites montées et descentes, souvent sur du goudron, constitue et bonne mise en jambes mais il fait chaud. La descente sur Esterançuby est longue et la montée vers Phagalcette est courte mais raide ! Ceci dit, malgré la fatigue de ces derniers jours, le moral est plutôt bon puisque l'étape est bouclée en 4 h30 au lieu des 5 h 15 prévues. De superbes photos de chardonnerets, sitelle et tariers pâtres viennent couronner la journée. Le repas, servi en commun, me permet de faire la connaissance de deux frères belges et d'un couple de bordelais très sympas. Un vin de pays de l'Aude, permet de lier connaissance. La bordelaise est oenologue. Je joue le chauvin de service en ne jurant que par le Faugères !                           
                                                                                                                                                                     
17/07 : Phagalcette - Chalet d'Iraty
(1500 m de deniv >0 ; 730 de <0, 7.15 annoncées, 7.15 réels arrêts compris)
Cette année, j'ai choisi l'option "sans tente". Cela allège terriblement le portefeuille et... le sac à dos ! 4 kilos de moins en tout : la tente, le camping-gaz, la nourriture. le sac "ne fait que" 14 kilos avec l'eau. Il faut quand même compter entre 25 et 35 € la nuit en demi-pension (bière apéritive et vin compris !)
Les ornitho comptent les migrateurs au COL LIBRE d'Orgambidesca                 La Passerelle d'Holzarté

Dans la brume matinale, le premier col est facile. l'ambiance est étrange quand on ne voit pas grand-chose, Près du col d'Irau, des bruits de conversation très sonores laissent deviner la présence d'un groupe d'espagnols. Ils sont près d'une cinquantaine à se préparer à monter à l'assaut du sommet d'Okabé (1456 m). Légèrement chargés, ils vont bon train, et s'arrêtent effectivement au sommet après avoir dépassé les cromlechs d'Okabé. La descente est plus tranquille vers le Chalet Pedro que tous les espagnols de ce matin ont rejoint en voiture ! 
Le soir, j'apprendrai que les belges se sont vu refuser de remplir une deuxième gourde d'eau au Chalet Pedro, célèbre restaurant du coin.
Pour l'instant, après quelques photos d'oiseaux, je reprends la route vers les Chalets d'Iraty. La fin de journée sera éprouvante. la montée est raide, longue et chaude et en arrivant, j'apprends que ma réservation n'a pas été prise en compte. heureusement, l'hôtesse d'accueil arrange tout et m'offre un chalet de 10 places pour le prix d'un dortoir ! A l'apéro, après une heure de sommeil (!),  je retrouve les bordelais et nous mangeons ensemble, bientôt rejoints par les belges qui ont fait régime en essayant d'avaler un Bolino dans le dortoir. Heureusement, le rosé a tout fait passer ! Tout le monde est au courant de mes problèmes de réservation et chacun avance ses hypothèses pour demain.
La météo n'est pas bonne du tout, quelqu'un propose de nous conduire à Logibar si l'orage gronde.

Le 18 juillet : Iraty-Logibar      
(350 m de deniv >0 ; 1200 de <0, 7.00 annoncées, 6.45 réels arrêts compris)              
Les palombières, mur de feu, louées très cher
Le ciel est relativement clément mais comme le Pic des Escaliers a été gravi l'an passé, la fatigue de la veille pousse à emprunter la route plutôt que de le regrimper ! Les palombières agressent le ciel et la piste pour y conduire a aussi agressé la signalisation du GR ainsi que le GR lui-même. On se retrouve quand même et les vautours se laissent photographier. Dans le topo, quelques lignes précisent qu'il y a un danger certain à se balader dans le coin en période de chasse ! On veut bien le croire puisque certains secteurs sont même interdits à ces périodes là !
Après une longue marche de niveau où les marques sont parfois un peu délicates à trouver, la descente sur Logibar est très raide et les genoux trinquent avant l'apéro ! En arrivant, j'apprends que... je n'ai pas réservé !!! Mais cette fois, je comprends pourquoi :  j'ai téléphoné deux fois au même endroit (à Sainte Engrâce) pour deux jours de suite : ce soir et demain ! Les patrons sont super sympas et aménagent la chambre du fiston pour moi ! Les bordelais et les belges, arrivés avant moi, avaient flairé le coup. Ils savaient déjà ! Cela alimente les conversations du repas que nous partageons bien entendu. Je les laisse après une bière digestive (une Akerbeltz locale : la bière du bouc dixit un des belges !) tandis qu'ils commandent un Izarra !  
   
Le 19 juillet : Logibar - Sainte-Engrâce   (1150 m de deniv >0 ; 900 de <0, 6.40 annoncées, 6.15 réels arrêts compris)                                                                         Ste Engrâce
Au matin, la forme est en baisse. je redoute l'ascension jusqu'à la piste qui mène au plateau surplombant la passerelle d'Holzarté. je l'ai descendu l'an passé et j'en garde un souvenir très pentu. Pourtant, tout se passera très facilement, en rythme de croisière. Une longue marche sur une piste en compagnie des troupeaux repose l'esprit et c'est frais et dispos que j'attaque la petite montée vers le col d'Anhaou où les belges finisssent de se reposer. L'un d'eux annonce que la journée s'est mieux passée que la veille mais je lui réponds qu'il reste encore la descente... et mes prévisions s'avèrent malheureusement justes. La descente jusqu'à la route de sainte-Engrâce est effectivement longue mais ce n'est rien comparé aux trois kilomètres de route qui remontent vers le refuge ! Pour ceux qui choisiraient le camping, attention, il se trouve à 2 km de l'embranchement, à l'opposé du gîte ! (Donc 5 km de goudron de plus à faire le lendemain !)

En chemin, une surprise m'attend : alors que je passe devant un marchand de boissons qui stationne devant le parking des Gorges de Kakouéta, celui-ci me lance un puissant : "Allez Béziers !" et devant mon air ébahi, il ajoute : "Oui, oui ! Le match, Béziers-Narbonne !"
Je continue ma marche un peu incrédule et j'arrive enfin au refuge où les belges en sont déjà à la lessive. Amusés, puis franchement hilares, ils me demandent si j'ai parlé avec le gars de la gargotte. Je leur raconte l'histoire et ils m'avouent que la gars n'a fait que jouer un petit numéro qu'ils lui avaient demandé de faire : "Vous allez voir, il y a un blond avec une moustache de gaulois qui va passer. il vient de Béziers ! Dites-lui que vous le reconnaissez !" L'autre n'a pas eu besoin de se faire prier. Il jouera le même tour ou presque aux bordelais qui eux se sont arrêtés discuter et boire un coup !
 Eux aussi, en arrivant, ont eu l'impression que Sainte Engrâce se faisait un peu désirer !
Le patron du refuge arrive bientôt vêtu d'un T-Shirt noir avec écrit en rouge : "Des ours en liberté, des vies en danger" ! Il nous adresse la parole : "Tiens, vous les randonneurs, bientôt, ce sera impossible de faire le GR10, eh oui, avec les ours, ils vont fermer les GR !" Puis il s'éloigne. Visiblement, il se rend compte qu'il ne nous a pas convaincus ! Il préfère se tourner vers le groupe de normands qui font des bouts de HRP assistés par deux véhicules. Je trouve super cette solution d'autant qu'il semble y avoir des gens un peu plus âgé ainsi qu'une petite fille d'une dizaine d'années. Leur chef, Marcel, s'avèrera être un personnage très désagréable, arrogant et fanfaron qui ne se prend pas pour n'importe quoi : "Non, je ne suis pas le chef, je suis celui qui sait !"
Heureusement, la soirée avec les "copains" est sympa. Je retrouve même le breton et son amie que j'avais vus le premier jour à Bussunaritz. Ils m'annoncent que le Tour de France les a obligés à rebrousser chemin. Il n'y avait plus une chambre de libre sur Pau !

Le 20 juillet : Sainte Engrâce - Arette la Pierre Saint Martin
(1030 m de deniv >0 ; 100 de <0, 4.55 annoncées, 4.45 réels arrêts compris)
Ce sera le dernier jour pour les compagnons de route, Yves et Etienne, "les belges", Dominique et Bernard, "les bordelais". L'étape est courte (malgré les 1030 m. de montée !) et monte d'abord par un sentier qui serpente dans le ravin d'Arpidia puis dans une superbe forêt de hêtres avant d'arriver dans les alpages. c'est superbe et relativement facile. C'est vrai, d'autres le font, cette étape et la suivante pourraient être groupées pour en faire une longue (9 h) mais après tout, cela ne fait pas de mal de se reposer un peu. Le col de la Pierre Saint Martin (1760 m) est atteint vers 11h30 et réserve des images étonnantes : Un diogène portant son tonneau, un animateur de colo espagnol qui joue au sorcier, les copains qui cherchent le réseau pour essayer d'appeler qui leur taxi, qui la belle-soeur qui doit venir les récupérer ! 
Une poignée de main rapide pour les adieux et je prends la route qui descend vers la station. Heureusement, un raccourci par les prés m'évite le goudron chaud. En arrivant au-desus des bâtiments, je repense à Tigne pendant la Grande Traversée des Alpes, vision surréaliste mais très laide d'une architecture absolument pas intégrée...
Le responsable du refuge souffre d'une épaule et de mésentente avec son amie. "Elle est de mauvaise humeur parce que je l'ai réveillée !" A mon avis, il n'y a pas qu'à cause de cela ! 
Les normands arrivent bientôt dans un bruit épouvantable qui me sort de ma sieste ! Je vais me promener et faire un peu de ravitaillement dans la station qui est déserte. L'impression n'est pas grandiose !
Le soir, un intermittent propose son spectacle de contes et jonglage. Je le reverrai le lendemain à Lescun avec son balai. Il va de refuge en refuge en proposant de jouer. Mais bien sûr, il est obligé de sauter des étapes ou de rester plusieurs jours  au même endroit.

Le 21 juillet : Arette La Pierre Saint Martin - Lescun
(300 m de deniv >0 ; 1000 de <0, 5.00 annoncées, 4.50 réels arrêts compris)
C'est une des plus belles étapes avec un beau cadeau au départ sous la forme d'une jolie rencontre avec deux marmottes et leurs petits dans les rochers gris des Arres de Camplong. Le dénivelé n'est pas méchant mais il faut parfois faire attention aux marques. Je dois faire demi-tour à deux ou trois reprises heureusement sur quelques dizaines de mètres seulement. 
Après le superbe Pas d'Azun un peu raide sur quelques mètres, (la montagne arrive et ça se sent !) c'est la descente longue, longue, mais nettement moins pénible que celle qui tombait sur Logibar. La dame qui tient l'hôtel et le refuge est un peu âgée et un peu seule dans l'après-midi. Pour faire sécher la lessive, elle me fait entrer dans l'hôtel et dans un recoin au premier étage, une porte donne... sur un superbe jardinet bien ensoleillé où mon  linge sera bientôt remplacé par celui des Irlandais puis celui des cyclistes qui partagent le refuge.

le 22 juillet : Lescun - Borce
(700 m de deniv >0 ; 1000 de <0, 5.45 annoncées, 5.50 réels arrêts compris)
 le Pas d'AzunAprès la plus belle rando, la plus belle montée vers le col de Barrancq 1601 m après le plateau de Lhers. Les myrtilles sont à peine assez mûres mais réjouissent quand même le palais. Encore une fois, le gîte est sympa. Un écossais, jeune grand-père, est en route pour l'intégrale du GR 10. Il prend son temps et prévoit 55 jours en tout. Nous parlons un peu de l'Ecosse  ("le pays où en été, la pluie est un peu moins froide !"). Plutôt que d'aller au restaurant à Etsaut, à 15', tous les clients du gîte se font la popote. Une fois n'est pas coutume, je la fais aussi ! Pâtes au menu évidemment puisque demain, ce ne sera pas comme aujourd'hui ! Certains décident de dépasser le refuge d'Ayous et d'aller directement jusqu'à Gabas... Cela me laisse sceptique. Il va leur falloir digérer le plus gros dénivelé de la rando (près de 1600 m) sur une balade de près de huit heures avant d'attaquer le lendemain la plus grosse étape du parcours, annoncée pour presque neuf heures  en passant par le point culminant de ce tronçon ! (2465m)


le 23 juillet : Borce - Refuge d'Ayous.

(1580 m de deniv >0 ; 250 de <0, 6.15 annoncées, 6.00 réels arrêts compris)


Le sentier de la Mâture

Pour monter, ça monte. Les 1600 m ne se font pas comme ça ! Ceci dit, la grimpette est superbe. Elle commence par le sentier de la Mâture  creusé vers 1780 pour acheminer les troncs qui feront les mâts des bateaux.  Je me félicite encore de mon choix. Même si le refuge d'Ayous présente des désagréments certains, l'environnement est extraordinaire. Il n'y a pas de douche, rien que des lavabos, pas d'eau chaude, pas de bière en dehors des repas (!!), un bruit assourdissant lors du souper et une chaleur épouvantable dans la chambrée pleine de 14 personnes, d'autant que les treizième et quatorzième arrivent bien tard et réveillent tout le monde ! Pourtant, on ne se lasse pas du paysage environnant !


 
le 24 juillet : Refuge d'Ayous - Gabas
(20 m de deniv >0 ; 1150 de <0, 3.00 annoncées, 5.00 réels arrêts compris)
Aujourd'hui, la journée sera courte. Le temps indiqué est de 3 h pour rejoindre le refuge du CAF à Gabas. Cela laisse le temps de flaner et de se reposer de la veille en prévision du lendemain. Le temps aussi de profiter complètement des lieux, de la lumière et des oiseaux qui tournicottent. Je fais donc le tour du Lac Gentau sans me presser, descends au lac de Bious Artigues tranquillement parmi les nombreux promeneurs du dimanche et arrive à Gabas vers 13 h 30 en surprenant tout le monde. Le dortoir ne sera pas prêt avant 15 h00, les douches pas avant 16 h00. Heureusement, le soleil est là et la lessive peut sècher. Je dine le soir en compagnie d'un couple de Rabastens qui ne connaissent ni François Gallissaires (Le potier que j'ai connu il y a plus de vingt ans au Maroc- Bonjour s'il me lit !) ni Sécadet (où il habitait) !




le 25 juillet : Gabas - Gourette
(1450 m de deniv >0 ; 1200 de <0, 9.00 annoncées, 9.00 réels arrêts compris)

Attention, ça déménage ! La plus longue, la plus impressionnante et le plus haut col de ce tronçon. Je me réveille à six heures après une nuit très "entrecoupée" : d'abord un retardataire qui me réveille alors qu'il est au moins 22 heures (!), puis la chaleur, mais cette fois, je me lève et ouvre... les volets puisque la fenêtre l'est déjà. Du coup, c'est le bruit qui rentre : cloches, grillons, voitures (eh oui !) qui descendent encore du Pourtalet ou de Bious Artigues !  J'ai passé un moment à visualiser le parcours si bien qu'il se déroule comme un film dans le brouillard.

 Le passage vertigineux annoncé dans le topo ne l'est donc plus du tout. seule la main courante le rappelle ! On ne voit rien à, part des salamandres ! La montée vers les falaises de la Tume est assez raide, ça dégouline dur dans, sur, et sous le maillot ! Plus haut, heureusement, ça se calme avec la traversée horizontale sur le chemin de la mine qui domine la magnifique vallée du Soussouéou même si Dame Nature joue son numéro de stip-tease un peu lassant derrière un voile presque toujours opaque. De temps en temps, elle enlève tout, ou presque tout et c'est un vrai régal.
 Dans les névés en bas du col, des izards jouent. Plus loin, des marmottes s'inquiètent un peu. L'une d'elle fait le guêt et finit par retourner en se dandinant grassouillettement vers son trou.
Plus loin dans la montée, je croise un jeune couple et leur montre les izards. Il est tchèque et, dans les bras,  porte un petit panier en osier avec un couvercle. Insolite ! Un chat ? Elle est finlandaise et semble sorti d'une carte postale des années 70, avec des mitaines et des genouillères en laine.

 Hourquette d'Arre (2465 m)

Bientôt, c'est la descente vers Gourette. Le temps, malgré les prévisions assez noires pour la journée, s'est montré clément mais a tendance à s'obscurcir un peu. Le pas se fait plus pressé et c'est, à nouveau dans le brouillard le plus complet qu'il faut se diriger dans Gourette à la recherche du "centre ville" et de l'hôtel.                                    
              






                                                                                                                                                         
le 26 juillet : Gourette - Arrens
(600 m de deniv >0 ; 1060 de <0, 5.10 annoncées, 5.00 réels arrêts compris)
C'est bientôt fini. Dernière étape assez courte, alors le rythme se fait plus lent et ça traîne un peu dans la montée. Un peu d'ornithologie ne fait pas de mal : un magnifique circaète-Jean-le-Blanc passe sous les vautours puis rejoint le haut d'un rocher où un jeune (?) encore plus clair l'attend.
   Circaète                                                                                                                                                          Vautour fauve
                                                                                                                                        
 


     
                                                                                                                                                                                          
Il est encore tôt lorsque j'arrive à Arrens, terminus provisoire, en espérant que l'an prochain, je pourrai poursuivre ma traversée vers Banyuls !
 A l'arrivée, je me rends compte que, contrairement à ce qui s'était passé à la fin du GR20, je n'ai pas mal aux genoux. Je suis même en bien meilleure forme qu'en partant !





Informations pratiques
 Il est possible de rejoindre St Jean Pied de Port en train via Bayonne.  Il faut réserver IMPERATIVEMENT à chaque étape si l'on veut éviter de porter la tente. C'est la solution que j'ai choisie. Plus légère (le sac ne fait que 13 kg), elle est aussi plus onéreuse : 30 à 45 € par nuit en fonction des chambres et des boissons...)
Aucun problème technique en Juillet et Août, il peut y avoir des névés en Juin.
Pour le découpage des étapes, on peut tout faire en "autonome" (tente et ravitaillement transporté) puisque les bivouacs sont autorisés.  J'ai choisi de suivre les gîtes, refuges et autres hôtels.
Attention, à Ste Engrâce, le camping se situe à deux kilomètres à l'opposé du départ du GR ! (donc deux kilomètres de goudron à refaire le lendemain !!!)
Une question peut se poser sur ce tronçon, c'est la partie entre Borce et Gourette : On peut décider de la faire en deux étapes : Borce - Gabas (près de douze heures de marche avec 1600 m de dénivellée) puis une étape de onze heures vers Gourette ! ou en trois étapes : Borce -Refuge d'Ayous le premier jour, puis tranquillement, le soir et le lendemain profiter des lacs, des oiseaux et entamer la descente vers Gabas. Bien sûr les activités proposées à Gabas sont limitées mais on peut en profiter pour faire la lessive et flaner, se reposer. Le troisième jour, la montée vers la Hourquette d'Arres (2465 m) n'en sera que plus facile !  Pour ceux qui campent, il est possible de planter avant la mine, ou encore plus tôt, sur le petit plateau après les falaises de Cézy. En revanche, sans tente, il ne semble pas y avoir d'abri possible sauf beaucoup plus bas vers les cabanes de Saussouéou.
En arrivant à Arruns, il faut prévoir de téléphoner au bus la veille du départ pour redescendre vers Lourdes.
Idem pour la poursuite de la rando, prendre le car Lourdes-Arrens : 0562 347669 (une dizaine d'étapes prévues à l'été 2007 entre Arrens et Bagnières de Luchon)

Juillet 2006, pour des raisons familiales, il m'a fallu abandonner le projet de continuer cette traversée cette année... Juillet 2007 : la suite de la traversée se prépare : ce sera finalement une boucle à partir du lac d'Estaing en passant par le refuge de Baysselance et Luz Saint Sauveur. Le récit à la page suivante (suite GR10).


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© V. Mérand 2005